Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /2010 13:51

Hello boys, désolé pour le manque d’updates mais il faut dire qu’on s’amuse bien à Vegas. Difficile de trouver un moment pour écrire le trip report. Néanmoins je prends mon courage, à 5h du matin, pour raconter ce qui est racontable.

 

Jeudi tout d’abord, on décide de faire la grasse mat pour prendre du repos en vue d’un week end bien chargé. On se réveille vers 15 heures avec l’estomac dans les talons. Je look pour un restaurant pas trop loin et nous voilà installé à une table au « Sushi Samba »

Je décide de commander 2 oz de « Kobe Beef », à 30$ l’oz. Marc me certifie « tu vas te péter le bide Arthur ! ».

J’ai tout de même un mauvais pressentiment, ne sachant pas comment convertir le système métrique américain en grammes.

Le serveur amène le plat et c’est la déception qui prime. 2 oz = 58 gr de viande !!

Même un somalien aurait du mal à se péter le bide. Règle n°1 à partir de maintenant : ne jamais croire ce que dit Marc.

IMG 01016 micro tranches de viande pour 60$. Sûrement la plus chère de ma vie !!
 

Finalement, ce repas fut tout de même très convenable, avec un bon dessert et un riz à la noix de coco succulent. Et puis je pourrais raconter à mes enfants que j’ai mangé du putain de bœuf japonais à Las Vegas, priceless quoi !!!

 

Ensuite,  on file direction la poker room pour une session de 5 heures ; elle ne restera pas dans les annales, puisque je ressort gagnant de 75$ et Marc de 4$ ! Nice taux horaire. 

Pour fêter comme il se doit ce flux d’argent impromptu, Marco me propose de se faire un « deep  extravaganza » au Venitian. Je lui réponds, circonspect, qu’il n’y a pas de tournois programmés à 2 heures du matin. Il me regarde avec l’œil lubrique et le sourire en coin. Il ne parlait pas de poker le coquinou.

 IMG 0131

Chacun ses gôuts après tout ! LOL à la sélection issue de la TV de la chambre

 

Vendredi, levé à 10 heures et direction la piscine. Après ce moment de détente bienvenu, on s’assoit à la même table de cash game.

 

C’est le moment que choisi Papi Balla pour nous rejoindre. Papi Balla à de belles lunettes bien flashy avec des paillettes tout plein dessus. Papi Balla porte le complet marcel/short/tongs du plus bel effet. Papi Balla exhibe ses poils apparents sur le dos et les épaules. Papi Balla se cave à 100$.

Il est inutile de vous dire j’ai rarement vu un tel concentré de mauvais goût. Il n’a même pas prononcé un mot que je le déteste déjà. Papi Balla est l’ennemi numéro 1, l’homme à abattre.

 

Malheureusement, je n’ai pas eu le temps de jouer contre ce phénomène. Sur la premiere main distribuée, il sous joue un brelan au flop et son adversaire touche une couleur backdoor. Papi se lève, incrédule, et beugle « holy shit motherfucker I fuck you in hell », décihre les cartes qu’il envoie voler dans la tête du croupier. Non seulement le mec joue le coup de la manière la plus horrible qu’il soit, en laissant tout le tirage rentrer. Mais en plus il se permet ce genre de comportement. 

Inutile de préciser que Papi Balla à été conduit hors du casino sous bonne escorte, je  regrette vraiment de pas avoir pris une photo de lui, m’enfin….

 

Les autres points forts de la soirée sont au choix :

     - Je me fait ouvrir par un sosie féminin et tout aussi gracieux que Jabba.

- Je me fait overplay par une mamie de 90 ans qui ne sait même pas en quelle année nous sommes.

- Je me fais slowroll par un papi gâteux.

 

Vous l’aurez compris, ce ne fut pas la joie ce Samedi après midi.

Heureusement, je rentre dans la chambre et Marc m’annonce qu’il a gagné 500$. Cool ca en fait aussi un peu pour moi.

Du coup on mange en se matant un film. Il me demande si j’ai vu le dernier Batman, et je réponds que non. Ni une ni deux il lance le chef d’œuvre.

IMG 0129Clairement mon préféré !


15 Dollars plus tard, et un bon fou rire en prime, on décide de joindre l’utile à l’agréable. J’attrape le sachet de bonbons qu’il y a dans le frigo. Ils ont un goût pâteux et je suis saisi d’un doute. Je regarde le prix, 24$. Ils rigolent pas ici ; à ce prix là, il devaient moisir dans le placard depuis une bonne décennie.

Décidément on clos cette soirée mythique sur des bons délires, inconscients que nous sommes de ce qui va nous arriver le lendemain.

 

Samedi donc, Marc s’endort vers 7 heures du mat’ et je me réveille vers midi. J’attends qu’il émerge et comate dans le canapé. Il a pas supporté la bouffe d’hier soir, faut dire qu’il a mangé des trucs pas nets.

 

Direction la salle de cash game, après avoir avalé un sandwich en vitesse.

La série noire continue, et c’est cette fois ci Marco qui nous sort un – 700$ de derrière les fagots, le tout en moins de 3 heures. Emballez c’est pesé !!!

Je ne rivalise pas cette fois ci, mes – 100$ font pale figure à coté de sa performance.

 

Néanmoins, on décide de remettre le couvert  à minuit. On s’assoit à la même table cette fois-ci. Et là c’est l’inspiration divine. Marc joue plus large que les épaules de LeBron James. Il enchaine les bet pots pour des tirages plus qu’hypothétiques. Mais le pire c’est qu’il les touche 99% du temps, provoquant mon hilarité à chaque fois qu’il montre ses merguez gagnantes.

Le ponpon reviendra à ce coup : il décide de caller mes 15$ avec KJ sur un flop A 5 4 (j’ai A 5). Il paye 40$ sur le Q du turn. Et quand le 10 tombe sur la dernière carte, je check dans un élan de survie. Il mise 70$ et éclate de rire, je peux m’empêcher de rigoler aussi et paye avec les larmes aux yeux, certain qu’il vient de me mettre une horreur.

Mes yeux parcourent le flop de droite à gauche, tandis que ma voisine n’en croit pas ses yeux. Je dois pourtant bien m’y résoudre, il vient de me sortir une quinte de nulle part.

 

C’est à ce moment que nous partons hors de contrôle. Le dealer swap la carte du nouveau venu en face de nous et le salue d’un « hello Derrick ».

Je m’écris « V’la l’inspecteur qui s'y met», et on part dans un énorme fou rire. Le mec est certain qu’on vient de se foutre ouvertement de sa gueule dans un langage qu’il ne comprend pas.

Marc lui sort une ventrale pour un pot à 120$, puis un brelan turn pour un pot à 340$.

Je le mets à terre quand je call son 3 barrel avec 5ème paire no kicker, et Marc l’achèveavec une dernière horreur sans nom.

IMG 0108

Chattaments !

 

Le mec déclare qu’il ne veut plus jouer à cette table et ca tombe bien, nous aussi on se barre. On rejoint la caisse en hurlant de rire, devant les regards incrédules des joueurs alentours.

IMG 0130

 Le sentiment général à la table ! Marc dans le rôle de l'acteur principal.


Finalement ça à du bon de jouer comme des débiles, surtout quand on jubile devant les regards abattus des autres joueurs !!

 

Par Zuraw - Publié dans : Poker Live
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Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /2010 07:46

Pas grand-chose à raconter pour ce day 4. On se lève tôt et on part faire un peu de shopping ; Forum Shops, Grand Canal Shoppes au programme.

Les prix sont tout de même assez élevés, tout du moins plus que je l’avais pensé. On repassera en fin de trip pour acheter quelques souvenirs, si on ne s’est pas fait rincé au poker avant.

 

Direction la table de cash game vers 16 heures, pour une session en 1$/2$ histoire de se mettre en jambes. Je me cave à 300 et Marc à 200. Je ne le savais pas encore, mais cette session allait tourner au calvaire. Une succession de 82o, J4o, 73 et autres Q5o défilent devant mes yeux ; seule consolation, Marco double rapidement et monte un tapis correct.

Je me fais crush à la table, les seules mains jouables m’apportant que des ennuis.

Mais alors que tout semblait perdu, une jolie fille vient s’asseoir au siège 4, entre Marc et moi.

C’est marrant, mais son apparition me redonne un peu de courage (je sais c’est idiot dit comme ça, mais c’est ce que j’ai ressenti sur le moment) ; il est clair que le vent va tourner.

J’ai déjà rebuy à 200 et il me reste plus que 140$ (soit -360$). Heureusement, j’arrive à tripler contre la jolie demoiselle et Marc avec une paire de Dames. De toute façon, Marc et moi partageons 50% de nos actions, donc peu importe qu’il ait perdu contre moi.

 

Finalement je finirais break even après une session qui ressembla au purgatoire, d’autant plus que Marco finit stuck à – 400$. Ce day 4 ne restera pas dans les annales de Vegas. (À ce moment là vous devez vous demander « pourquoi ce titre ? », j’y viens pas de panique !)


Mais le pire de la journée, c'est Marc me fait payer 15 putains de dolalrs pour matter "Clash of the titans" sur le plasma de la chambre. Sérieux, ce film c'est une bouse intersidérale. Il est clair que le scénariste à une conaissance très limitée de la mythologie, ce qui est embétant quand le semblant de scénario se base dessus. Mais en plus les combats ne riment à rien et sont d'un ridicule remarquable.

Enfin la cerise est donnée à la présence de Mouloud dans le casting (du Grand journal de C+). Comble de la déchéance du cinéma Américain.


Donc, après une fin de soirée passée au purgatoire, Marc me conduira directement en Enfer en ce début de 5ème journée.

Il doit se rendre à la « Chase » banque et me montre la route sur son Iphone en me disant tout sourire « ce n’est pas loin on y va à pied ». Flemmard que je suis, je propose un taxi mais il refuse. Ok.

Ce qui semblait être une balade de santé, va se transformer en un chemin de croix de 3km de marche sous 60°c à l’ombre, sur Flamingo street. Nous sommes clairement les seules débiles à marcher sous ce cagnard. « Pourtant cela n’avait pas l’ai loin sur mon Iphone » me dit Marco. Je garde la pokerface.

J’ai l’impression de marcher dans le désert tandis que les tongs de Marc fondent sur le bitume coulant. Bien fait.

Eventuellement, on arrive à destination non sans avoir perdu 5kgs de sueur, Marc retire ses dollars et on retourne au casino en taxi. Pffffouuu.

 

Une halte à la piscine et je frôle l’hydrocution, ma température corporelle étant toujours aux alentours des 43°c. A 18 heures, on finit la trempette et se dirige vers la poker room, faut pas déconner non plus.

Toujours assis à la même table, nous avons l’honneur d’accueillir un charmant papi Irlandais (amateur de soccer) à notre droite. Charmant car les premières paroles qui sortiront de sa bouche sont « I came here to loose money ». Il avait raison le bougre. Non seulement il leve ses cartes tellement haut que la moitié de la poker room peut les voir, mais en plus il tremble comme une feuille et joue en mode calling station. Il va sans dire que c’est une machine à tells, et je suis content quand je vois qu’il sort 180$ d’un portefeuille garni, gage de rebuy.

Je lui craque sa première cave (200$) sur un board 2 3 6 x x. Il montre faiblement KK et je slowroll mon 54s. Un Léger sourire s’esquisse sur mes lèvres, et je lui sors avec mon plus bel accent français « Nice hand(ball) ».

 

Là il passe en mode berserk, joue toutes les mains et livre ses 2ème et 3ème caves à Marc. Enfin il avait clairement aucune idée de ce qu’il faisait, ce genre de mec devrait être interdit de casino. C’est une aubaine pour tous les requins de Vegas et ca m’étonnerait pas qu’il finisse par perdre son portefeuille, ci ce n’est pas déjà fait. (J'ai même un peu de remords de lui avoir pris son argent maintenant que j'écris).

Eventuellement il se lève de la table et enfile sa veste, hagard. Je lui propose une Guiness en guise de réconciliation (je voulais surtout qu’il reste à la table) ; malheureusement il refuse et part, comme nous et le reste de la table. LOL.

 

Maintenant un peu de repos dans la chambre, un bon resto Italien, et direction la poker room vers 2h du mat, pour avoir un time-edge sur les mecs bourrés qui sortent de boite. Pas de pics de la jolie demoiselle ou du papi Irlandais, sinon ca donnerait envie à certains de venir gamble à Vegas. On y tient à notre coin de paradis, nous !!!

 

(C'est bon le remords est passé. J'ai eu peur putain, pendant un moment j'ai cru que j'étais sympa, ouf !!)

Par Zuraw - Publié dans : Poker Live
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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /2010 18:14

 

C’est donc plein de confiance que nous nous levons pour assister au day 2 du tournoi de Marc. Je décide de faire le deep strack du matin, enfin j’aurais le temps de rail Marco quand même puisque je bust assez rapidement. Pas grand-chose à dire sur mon tournoi, que des mauvais spots et je fini par perdre mon tapis, réduit à une peau de chagrin, sur un coin flip après 4 heures de jeu.

Comble du bad beat, c’est que j’ai filé mon billet de 1$ porte bonheur (que j’ai depuis 21ans, c'est-à-dire ma naissance), en tips à une serveuse pour un jus de pomme. Bon la serveuse était sexy mais ça m’a tout de même mis en life tilt.


Je me place derrière le rail et assiste au début de tournoi, Marc est « On fire » et il passe de 8BB à 35BB en 12 minutes de jeu. Easy game.

Les joueurs tombent comme des mouches, 25 éliminations en un niveau de 40 minutes et nous passons de 54 joueurs à 29.

Je commence à y croire, il y a plus de 50 000$ à la win et Marc semble jouer son A-game.

Malheureusement, il est card dead et malgré quelques vols de blinds, il perd un coin flip AQ>88 et est crippled avec 140 000 chips sur des blinds 8 000/  16 000.

 

IMG 0086

 Marc assis à gauche de Mr Propre et en  face de howard (Lederer). 24 joueurs left.

 

Ca sent le roussi, d’autant plus que le redraw des tables ne l’aide pas, avecdes gros chip leaders à sa gauche.

Néanmoins, il se bat bien, et finira par abdiquer sur un coin flip (encore !!), 89s<66.

   

On va discuter autour d’un verre et Marco me confie sa frustration ; faire un deep run (21e sur 791 joueurs), et finir si près du but est rageant. Il à l’impression que sa performance est difficile à refaire, et qu’il n’est pas récompensé pour celle-ci (1 500$).

C’est vrai que finir si près du but et en même temps si loin provoque un sentiment de travail inaccompli.

Il n’a pas a rougir de sa performance et c’est un très bon début pour ces deux semaines qui s’annoncent épiques.

Enfin il est clair que s’il développe ce niveau de jeu durant le voyage, le vent tournera un moment ou un autre. Il lui a juste manqué le brin de chance nécessaire pour atteindre la table finale.

   

Enfin on se balade un peu devant les boutiques du forum shops, et arrivé à la chambre je suis pris d’une migraine à décorner un bœuf. Les plans de la soirée sont contrariés ; tandis que je pars me coucher à 22 heures (indigne de Las Vegas), Marc discute sur skype, attendant de voir si ca ira mieux pour moi.

IMG 1248Babe inquiète, croisée dans l'ascenseur du Palazzo, qui cherche désespérément à joindre son client :P

 

Réveil à 1h du mat et malheureusement j’ai encore très mal, Marco décide donc de se diriger vers la salle de cash game pour du 1$/2$.

   

Je m’endors et apprends ce matin qu’il a fait une session à + 550$ avec un call Q high pour un pot à 350$ ! Oh God !

Espérons que je pourrais lui rendre la monnaie de sa pièce dans les jours à venir.

Par Zuraw - Publié dans : Poker Live
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Dimanche 4 juillet 2010 7 04 /07 /2010 14:04

 

Il est 19 heures à Sin City, et pourtant la fatigue m’a déjà envahi depuis trop longtemps. Il faut dire que cela fait 7 heures que nous sommes assis à la table.

Les sons des machines à sous ne sont plus qu’un lointain écho, les serveuses à l’allure fantomatique passent dans mon champ de vision sans que je les remarque.

Je suis en pleine concentration,  assis avec 40 000 jetons quand vient mon tour de parler. Je relance à 1600 avec Ad Kd Under the Gun sur les blinds 300/600. Le chip leader de la table  (joueur très tricky) suit tout comme le short stack au cut off (appelons le Elton John pour sa ressemblance avec chanteur) Le dealer retourne les cartes au son du jackpot des machines à sous : Kh 10d 2d


 

Alors que je réfléchis à la meilleure façon d’optimiser cette main, le short bouge légèrement sur son siège. Il l’a fait de manière imperceptible mais assez pour que je le remarque.

Je mise donc 3975, c’est callé par Mr Tricky.

La parole arrive à Elton, qui compte, recompte et rerecompte son tapis.

Intérieurement je prie.

« Envoie ton tapis Elton, tonton Arthur est là pour ça !! »

Au bout de quelques minutes, il se décide et avance ses jetons « 17 200 and all in seat 6 » annonce le dealer avec sa voix de Baryton.

Je paye rapidement et m’apprête à retourner mes cartes, quand l’inattendu survient : Mr Tricky envoie tous ses jetons au milieu de la table, d’un geste limpide.

Merde, c’était pas du tout au programme ça !

Mes oreilles bourdonnent, le sang me monte à la tête alors que le chip leader esquisse un léger sourire. Je suis totalement perdu.

Une goutte de sueur me coule dans la nuque tandis que  les regards de la table se braquent sur moi.


(...)

 

 

La journée commence par un petit déjeuner au lit devant le match Argentine-Angleterre.

Non pas que je sois un fana de la Coupe du Monde (surtout qu’il est 7h du mat’ à l’heure ou commence le match), mais j’ai parié un maxi combiné au sportsbook, et il me faut une victoire des Sud-Américains pour que j’encaisse un cool 2k€. (Avec une mise de 150€)

 

Autant dire que l’espoir fut de courte durée. Pauvre argentins, le regard perdu de Maradona sur le banc de touche, quand son équipe perdait 0-4, m’a fait de la peine.

Malgré toutes ses frasques, (il faut dire qu’à défaut de briller sur un terrain aujourd’hui, il sait se faire remarquer en dehors), il restera un joueur d’exception.

On l’aime ou on le déteste, mais Diego ne laisse personne indifférent. La marque des grands sportifs.

Cela m’a donc fait de la peine de le voir, hagard, sur son banc, entrain de donner des ordres inutiles à 10 minutes de la fin du match.

S’il à choisi le poste de sélectionneur de son pays, c’est plus pour faire la une des journaux, comme au bon vieux temps. Une sorte de longue mélancolie, pour rattraper un temps à jamais révolu.

Enfin je retiendrais tout de même une bonne leçon de cette rencontre : à défaut d’être créatifs, les Allemands sont d’une fiabilité hors norme, et ils ont su tirer parti de la maladresses des Argentins.

                                                                                                      

J’éteins la télé un peu dépité, et nous partons nous détendre jusqu’à midi.

Ensuite, direction la poker room pour un Event du Venetian Deep Stack Extravaganza.

350$ pour 12 000 chips et des niveaux de 40 minutes vraiment smooths. 791 joueurs au départ pour ce marathon de 3 jours.

 

Cette fois-ci, Marc n’est pas à ma table, mais il est assez près pour que l’on reste en contact pendant le tournoi. C’est important de prendre des nouvelles de lui ; et cela me remonte le moral quand il m’annonce qu’il  est assis devant un tapis confortable, après 3 heures de jeu.

 

Ma table est tight agressive, il n’y a pas de mauvais joueur, excepté un américain en face de moi qui a un don pour toucher ses ventrales. Il en est déjà à sa deuxième victime après seulement 5 niveaux.

Concernant les cartes, cela se passe bien, je grinde la table sans pour autant récolter de gros pots. Je la joue « small ball », comme dirait Daniel Negreanu.

Une clameur s’élève du casino, les espagnols viennent de maruqer à la fin du match. J’en connais certains qui avaient du miser gros sur une victoire des ibériques. Car cette clameur résonne comme un ouf de soulagement ! Sûr et patient, mon tapis prend de la valeur petit à petit. Seuls deux joueurs ont été éliminés à notre table, mais nous sommes encore 430 sur les 791 joueurs du départ. Les éliminations se sont passées rapidement après tout.

Assis dans l’ombre j’attends patiemment mon heure.

C’est à ce moment que le dealer à la bonne idée de me distribuer As Roi. Il me fait alors signe de jouer, car je suis premier à parler sur la table.


 

Mince, comment ce coup a pu m’échapper à ce point. J’essaye de reprendre mes esprits et déroule le film de l’action dans ma tête. Je pense que Mr tricky doit avoir une paire de 2. C’est la seule solution possible qui s’offre à moi. Et Elton doit etre sur un tirage. Le problème pour moi est que s’il est sur le tirage couleur, il m’enlève 2 outs et je n’ai plus du tout la côte pour payer. Après tout, si je me couche, il me reste encore 30 blinds, mais si je paye et gagne, alors là…..

Je me demande si c’est le moment, il est clair que ce coup va changer la face du tournoi pour moi, mais il peut aussi me précipiter aux oubliettes.

Je suis tiraillé entre le fait de payer, car je suis déjà impliqué à hauteur de la moitié de mon tapis. Pourtant, plus le temps passe et plus le fold s’impose comme le choix de la raison. 

Mr Tricky l’a joué finaude, et je suis certain qu’il a un brelan dans sa main.

Les gardes glissent doucement dans ma main, je les regarde une dernière fois, comme pour leur dire adieu, et je les jette sur la pile de jeton entassée au milieu de la table.

« I fold gentlemans », sera la seule phrase que j’arriverai à prononcer, avec un trémolo dans la voix.

 

Stupeur à la table, les joueurs se demandent comment j’ai pu folder cette main. Mr Tricky me regarde éberlué, tandis qu’il retourne lentement sa main : KsKc

 

Elton montre une tout aussi improbable paire de 10, pour un brelan floppé. Tandis que le bourdonnement s’atténue dans mes oreilles, et que les masques tombent dans cette main digne de Casino Royale, un sentiment de soulagement et de crainte m’envahit.

Je n’ai pas envie de voir un carreau tomber, alors là pas du tout !!

 

Finalement, des anecdotiques 7 et 2 pointent le bout de leur nez, et je peux enfin me détendre sur ma chaise.

Tandis que le chip leader empile ses jetons, il me demande encore comment j’ai pu folder. Moi-même j’ai du mal à la savoir, alors difficile de lui expliquer. Ce n’était pas mon heure voilà tout.

La fin de tournoi sera des plus banales pour moi. Je serai complètement card dead et abdiquerait sur un coin flip aux alentours de la 190ème place.

 

Mais la bonne nouvelle c’est qu’après 15 heures de jeu, Marc et toujours en lice. Ils ne sont plus que 54 joueurs et il a un tapis de 60 000, soit 1/3 de l’average. Les blinds sont de 4000/8000 mais tout peut se passer ; je tenterai de faire un coverage live s’il arrive à doubler rapidement !

Il est déjà assuré de toucher 1000$ pour sa belle performance (Sachant qu’on a swap 40% de nos gains sur chaque tournoi :P) Du coup c’est comme si j’étais toujours en course.

Cela me réconforte le moral avant d’attaquer la journée de demain.

Le programme est inconnu, j’irai surement rail Marco pendant une session de cash game !

50 000$ à la gagne ca en fait des kilos de bananes !

Bon allez je file me coucher car il est 5h15 du matin à Végas. Demain sera un autre jour !!

Par Zuraw - Publié dans : Poker Live
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Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /2010 18:37


Réveil à 7 heures pour voir le Brésil se faire battre par des hollandais fourbes mais efficaces. Ensuite, détente et relaxation avant de se balader sous la fournaise du Strip.

En sortant du Palazzo, j’ai l’impression de rentrer dans un crématorium tant il est dur de respirer par cette chaleur ; le vent qui souffle assez fort n’a que vertu à nous brûler les yeux.

"Cold water for one dollar", s'époumonent la dixaine de vendeurs d'eau de cette portion du Strip. Comment un humain peut il rester sous cette chaleur, dans cette ville pour vendre de l'eau à 1$...American Dream j'imagine.

Je viens à penser que cette ville à été construite ici seulement pour que les gens restent le plus longtemps possible à l’intérieur.Le comble est que l'on doit emporter sans cesse un pull avec soit, tellement la climatisation est forte dans les casinos.

Anyway, on arrive au Caesar’s Palace pour commencer notre premier tournoi. Un 235$, 30 000 jetons avec niveaux de 20 minutes. Une structure très correcte les deux premières heures de jeu, mais qui s’accèlere vite si on bouge pas dans le chipcount.

   

Le hasard a fait que je sois assis à la même table que Marc, directement à sa gauche. Bien sûr, première main du tournoi je reçois 88, Marco relance et je le suis. Flop 8 7 3 dépareillé. Je lui balance un subtil coup de genou sous la table (chuuuut) mais il relance quand même. On joue le coup assez passivement (normal, je ne suis pas venu à Vegas pour décaver mon pote sur la première main, ça je peux le faire a Lyon facilement : P). On arrive au showdown et il montre un brelan inférieur avec 77, normal quoi.

Je sens la lassitude l’envahir dès la première main, good old times.

   

Finalement je me contente d’observer la table pendant les 30 premières minutes ; il est clair que la moitié des joueurs n’ont aucune idée de ce qu’ils font ici. La palme revient au mec assis en face de nous, l’amérloc de base, mou avec le regard d’une huitre mal réveillée…

 

Enfin je passe sur les détails du tournoi, je jouerai un jeu solide jusqu’à ce qu’on soit plus que 30 sur 160 au départ. Marc à sauté vers la 70è place sur un coin flip. En fait la table se démarque par sa passivité sans faille, et il me suffit de voler 2 coup par orbite pour avoir un stack de 155 000 quand arrive la main finale.

 

Je fait l’erreur de relancer que 2,5 BB avec QQ en middle position. 3 callers et on voit un flop 9s 10s et 3d. Je mise ¾ du pot soit 44 000. Tout le monde passe jusqu’à la Small Blind qui part instantanément all in. Je demande un chip count et il me couvre à peine. Le fait qu’il ait bougé si rapidement représente clairement un tirage, soit couleur soit quinte. Je ne mets pas trop de temps avant de caller et il soulève QsJs pour un tirage quinte flush. Oh lord !!

 

Evidemment je me retrouve à déambuler 10 minutes plus tard dans le forum shops, la couleur étant tombée dès le turn. Je me perds dans mes pensées et observe un des temples du consumérisme Made in USA. Des magasins de luxe s’étalant à perte de vue, sous un faux ciel du plus bel effet carton pâte. Les badauds sont de sortie, et ils se déplacent en masse. Il est clair qu’ils sont là juste pour visiter. Personnellement je n’ai jamais vu de personnes aussi mal habillées de ma vie, et qui plus est dans un casino. Les filles rivalisent au jeu de la minijupe la plus courte, tandis que la mode semble s’orienter vers un tong/chaussettes/marcel/short sale pour les hommes. Après tout ce sont eux qui ont l'argent, pourquoi auraient-ils besoin de bien s'habiller pour plaire à ces dames...

 

Je sors vite de ce tumulte par une porte dérobée. Je tombe dans une contre allée du strip plutôt vide. OUF, enfin sorti de la foule. Je croise 4 ou 5 filles à la jupe bien trop coute pour être honnête. « Wanna take a ride boy  », m’abordent certaines ; néanmoins je refuse poliment.

De retour dans un strip bondé à 11 Heures du soir, plusieurs spectacles s’offrent à ma vue. Je remarque un attroupement d’une centaine de ploucs autour de 5 voitures de police ; trois blacks sont allongés sur le sol, menottes au poignet. Des policiers s’activent à fouiller leur voiture avec des chiens, surement à la recherche de quelconque stupéfiant.

Je me demande si le plus pathétique dans cette scène est l’attroupement de badauds qui gloussent nonchalamment, ou bien les 14 flics mobilisés pour ces trois pauvres bougres…Sweet America.

 

Eventuellement je rejoins l’hôtel, non sans avoir eu du mal à me frayer un chemin entre foule et fournaise.

Je me rends compte que je suis totalement vidé, jet lag inside. Je fais pas de vieux os et part me coucher vers minuit.

 

Programme de demain : Venetian deep stack à 350$ et cash game si je sors tôt du tournoi.

 

Résumé de la journée : Poker : - 235$

                                  Bouffe : - 35$

 

PS : Si quelqu’un sait comment on incruste des cartes sur overblog je suis prenant, cela rendrait mon compte rendu plus clair : D ! Thanks !!

 

Par Zuraw - Publié dans : Poker Live
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  • Zuraw
  • Les 7 vies du joueur online
  • Homme
  • Lyon
  • étudiant
  • J'ai découvert le poker il y a deux ans. Une ascension jusqu'à la NL400 plus tard,je me rends compte qu'il me manque un ingrédient clé : la gestion. Je recommence en Septembre (nl100) avec 1500$ de bankroll. Me contacter : agrizivatz@yahoo.fr

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