Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 19:15

Après un mois d'abscence du à un job d'été fatiguant, je reviens sur mon blog avec bientôt un nouveau concours gratuit pour mes lecteurs et 100€ à la clé !!

(ceci est la suite du récit sur mes périgrinations à Vegas, je vous conseille de lire le début pour pouvoir profiter de l'aventure à fond)

 

 

Il est 18h30 au Rio, et l’Amazon Room retient son souffle. La vie de Matt Affleck est encore entre ses mains, mais plus pour très longtemps. Le field du Main Event des WSOP 2010 est réduit à une peau de chagrin, et tous les participants peuvent encore prétendre à l’accession en table finale.
Plus que 15 minutes de gloire, cela représente 3 mois de plaisir, durant lesquels les « November 9 » savourent leur notoriété fraichement acquise, le tout saupoudré par un gain d’au minimum sept chiffres.

Ils se sont battus pendant une semaine et entrevoient enfin le bout du tunnel.
Les deux tables restantes ressemblent à des rings de boxe ; les joueurs sont hagards, d’autant plus que les tables jouent en main par main. Il faut parfois attendre plus de 10 minutes pour que le coup suivant commence, tant l’attente de l’autre table à été longue. Les caméras tournent au rythme des cris de la foule ; amis ou simples connaissances, tous supportent leur chouchou avec plus ou moins de ferveur.

La fatigue des joueurs se lit sur leur visage, cachée tant bien que mal par des grosses lunettes de soleil et une capuche pour certains. Cela va être dur pour ceux qui resteront sur le carreau, destin peu enviable si proche du but ; mais ca sera encore plus cruel pour Mr Affleck.

(…)
Il y a des coups qui peuvent changer la face d’un tournoi, et d’autres qui vont métamorphoser une vie.

Après tout, chaque être humain est en constante recherche du bonheur ; un bonheur qui se matérialise de plusieurs façon différentes, propres à chacun.
Pour certains, cela passera par l’acquisition de connaissances et d’un savoir précis, pour d’autres par la rencontre avec l’amour ; ou bien encore par un cocktail de gloire et de richesse. Ce dernier point est d’autant plus vrai pour la majorité des joueurs de poker.

Jouer au poker ne crée aucune valeur, n’aide pas le monde à tourner rond. C’est juste un système au sein duquel l’abrutissement de la masse fait la richesse de certains ; ceux qui ont réussi à développer leurs compétences s’en sortent, beaucoup d’appelés pour très peu d’élus.
Mais quand la chance s’en mêle si près du but, il a de quoi devenir fou. Tant d’efforts, de sacrifices, d’apprentissages anéantis en moins d’une minute.
Le destin d’un joueur de poker est parfois cruel, mais il en va ainsi quand l’on pratique un hobby qui mélange savoir, chance et argent.

L’histoire de Matt prend donc naissance dans ce même casino, mais un an plus tôt. Il était chip leader à l’orée des derniers jours, et sortira d’une façon cruelle dans l’anonymat d’une 80ème place. 80/6200 c’est pas mal diront certains ; Matt Affleck leur rigole au nez.
(…)

18h45. Le croupier distribue les cartes d’un coup qui n’augure en rien une fin tragique.
J.Duhamel écrit l’historie d’une relance à 550 000 au cut off. M.Affleck 3-bet au bouton pour un montant s’élevant à 1 550 000.
Les blinds foldent et l’action revient à Duhamel, qui décide de 4-bet à 4 000 000.
Les tapis sont profonds mais Matt se contente de payer. Cela est bien joué de sa part, malheureusement, il ne sait pas encore que le hasard va lui jouer un mauvais tour.

Le flop se déroule :Td :9c :7h et Duhamel doit sentir qu’il est en danger, puisqu’il décide de checker. Il fait face à une mise de 5 000 000 de la part d’Affleck, qu’il décide de payer.
Un murmure traverse alors la foule ; ce coup sera fatal à l’un des deux protagonistes puisque leurs tapis sont équivalents.

La :Qd s’affiche sur le turn. Duhamel check encore et Matt fit la seule chose qu’il avait à faire : partir tapis pour 12 millions.

C’est une énorme décision pour Duhamel, il demanda au croupier de compter exactement le tapis restant d’Affleck, ce qui pris une bonne minute au regard de la pile de jetons avancée.
Sachant qu’il le couvrait de peu, Duhamel s’enfonça dans une dure réflexion.
Il avait encore son destin entre ses mains, ce coucher à ce moment n’était pas inenvisageable, surtout au regard de la force montrée par Matt au fur et à mesure du coup.
Deux minutes après qu’il eut connaissance du montant à payer, il gonfla ses joues dans un souffle de dépit. Il regarda Matt pendant 30 secondes puis hocha sa tête.
Plus de 15 minutes après, une éternité pour Matt, Duhamel annonca d’une vois fébrile :
« I call ».

Affleck : :As :Ac
Duhamel : :Jc :Jh

Matt se leva d’un bond. Le pot était énorme, d’un total de 42 millions, et assurait à son vainqueur une place en table finale. Tous les regards de la foule étaient braqués sur la table, tandis qu’Affleck se mettait à trembler de tout son corps ; on aurait dit qu’il connaissait déjà l’issue funeste de ce coup.

River : :8d

Un soupir collectif s’échappa de la foule, tandis que Matt enfouit sa tête dans son chapeau ; des hurlements de douleur s’échappant du coin gauche de la salle, là ou la famille et les amis de Matt étaient rassemblés. Hurlements qui contrastaient avec la joie du clan Duhamel.

John avait touché sa quinte ventrale, l’une des 10 cartes qui lui faisait gagner ce coup.

C’était impossible de ne pas ressentir de l’empathie pour ce garçon, tellement proche d’accomplir son rêve deux fois de suite. Cette fois ci était de trop, et il lutta de tout son corps pour ne pas s’effondrer en larmes, au moment ou il vit ses jetons glisser vers le tapis de Duhamel.
Sous le choc, au moment de quitter la table, son visage était rouge écarlate, symbole de toute l’émotion qui l’avait submergé pendant ce coup. Sur un ultime bad beat, il avait manqué le train qui l'aurait emmené vers une autre vie...



Redimensionnée à 85% (was 803 x 537) - Cliquez sur l'image pour l'agrandirA posté une image

La réaction de Matt à la vue de cette river cauchemardesque


Il y a des coups qui peuvent changer la face d’un tournoi, et d’autres qui vont métamorphoser une vie.
Matt se consolera en encaissant un chèque d'un demi million de dollars ; tandis que son bienhereux adversaire est maintenant nanti d'un tapis de 65 000 000, ce qui en fait le favori des bookmakers pour remporter le tournois.
"Poker is a silly game", et le destin de Matt glissa entre ses doigts lors de ce bad beat dont je me souviendrais aussi longtemps que lui...
Par Zuraw - Publié dans : Poker Live
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /Juil /2010 13:51

Hello boys, désolé pour le manque d’updates mais il faut dire qu’on s’amuse bien à Vegas. Difficile de trouver un moment pour écrire le trip report. Néanmoins je prends mon courage, à 5h du matin, pour raconter ce qui est racontable.

 

Jeudi tout d’abord, on décide de faire la grasse mat pour prendre du repos en vue d’un week end bien chargé. On se réveille vers 15 heures avec l’estomac dans les talons. Je look pour un restaurant pas trop loin et nous voilà installé à une table au « Sushi Samba »

Je décide de commander 2 oz de « Kobe Beef », à 30$ l’oz. Marc me certifie « tu vas te péter le bide Arthur ! ».

J’ai tout de même un mauvais pressentiment, ne sachant pas comment convertir le système métrique américain en grammes.

Le serveur amène le plat et c’est la déception qui prime. 2 oz = 58 gr de viande !!

Même un somalien aurait du mal à se péter le bide. Règle n°1 à partir de maintenant : ne jamais croire ce que dit Marc.

IMG 01016 micro tranches de viande pour 60$. Sûrement la plus chère de ma vie !!
 

Finalement, ce repas fut tout de même très convenable, avec un bon dessert et un riz à la noix de coco succulent. Et puis je pourrais raconter à mes enfants que j’ai mangé du putain de bœuf japonais à Las Vegas, priceless quoi !!!

 

Ensuite,  on file direction la poker room pour une session de 5 heures ; elle ne restera pas dans les annales, puisque je ressort gagnant de 75$ et Marc de 4$ ! Nice taux horaire. 

Pour fêter comme il se doit ce flux d’argent impromptu, Marco me propose de se faire un « deep  extravaganza » au Venitian. Je lui réponds, circonspect, qu’il n’y a pas de tournois programmés à 2 heures du matin. Il me regarde avec l’œil lubrique et le sourire en coin. Il ne parlait pas de poker le coquinou.

 IMG 0131

Chacun ses gôuts après tout ! LOL à la sélection issue de la TV de la chambre

 

Vendredi, levé à 10 heures et direction la piscine. Après ce moment de détente bienvenu, on s’assoit à la même table de cash game.

 

C’est le moment que choisi Papi Balla pour nous rejoindre. Papi Balla à de belles lunettes bien flashy avec des paillettes tout plein dessus. Papi Balla porte le complet marcel/short/tongs du plus bel effet. Papi Balla exhibe ses poils apparents sur le dos et les épaules. Papi Balla se cave à 100$.

Il est inutile de vous dire j’ai rarement vu un tel concentré de mauvais goût. Il n’a même pas prononcé un mot que je le déteste déjà. Papi Balla est l’ennemi numéro 1, l’homme à abattre.

 

Malheureusement, je n’ai pas eu le temps de jouer contre ce phénomène. Sur la premiere main distribuée, il sous joue un brelan au flop et son adversaire touche une couleur backdoor. Papi se lève, incrédule, et beugle « holy shit motherfucker I fuck you in hell », décihre les cartes qu’il envoie voler dans la tête du croupier. Non seulement le mec joue le coup de la manière la plus horrible qu’il soit, en laissant tout le tirage rentrer. Mais en plus il se permet ce genre de comportement. 

Inutile de préciser que Papi Balla à été conduit hors du casino sous bonne escorte, je  regrette vraiment de pas avoir pris une photo de lui, m’enfin….

 

Les autres points forts de la soirée sont au choix :

     - Je me fait ouvrir par un sosie féminin et tout aussi gracieux que Jabba.

- Je me fait overplay par une mamie de 90 ans qui ne sait même pas en quelle année nous sommes.

- Je me fais slowroll par un papi gâteux.

 

Vous l’aurez compris, ce ne fut pas la joie ce Samedi après midi.

Heureusement, je rentre dans la chambre et Marc m’annonce qu’il a gagné 500$. Cool ca en fait aussi un peu pour moi.

Du coup on mange en se matant un film. Il me demande si j’ai vu le dernier Batman, et je réponds que non. Ni une ni deux il lance le chef d’œuvre.

IMG 0129Clairement mon préféré !


15 Dollars plus tard, et un bon fou rire en prime, on décide de joindre l’utile à l’agréable. J’attrape le sachet de bonbons qu’il y a dans le frigo. Ils ont un goût pâteux et je suis saisi d’un doute. Je regarde le prix, 24$. Ils rigolent pas ici ; à ce prix là, il devaient moisir dans le placard depuis une bonne décennie.

Décidément on clos cette soirée mythique sur des bons délires, inconscients que nous sommes de ce qui va nous arriver le lendemain.

 

Samedi donc, Marc s’endort vers 7 heures du mat’ et je me réveille vers midi. J’attends qu’il émerge et comate dans le canapé. Il a pas supporté la bouffe d’hier soir, faut dire qu’il a mangé des trucs pas nets.

 

Direction la salle de cash game, après avoir avalé un sandwich en vitesse.

La série noire continue, et c’est cette fois ci Marco qui nous sort un – 700$ de derrière les fagots, le tout en moins de 3 heures. Emballez c’est pesé !!!

Je ne rivalise pas cette fois ci, mes – 100$ font pale figure à coté de sa performance.

 

Néanmoins, on décide de remettre le couvert  à minuit. On s’assoit à la même table cette fois-ci. Et là c’est l’inspiration divine. Marc joue plus large que les épaules de LeBron James. Il enchaine les bet pots pour des tirages plus qu’hypothétiques. Mais le pire c’est qu’il les touche 99% du temps, provoquant mon hilarité à chaque fois qu’il montre ses merguez gagnantes.

Le ponpon reviendra à ce coup : il décide de caller mes 15$ avec KJ sur un flop A 5 4 (j’ai A 5). Il paye 40$ sur le Q du turn. Et quand le 10 tombe sur la dernière carte, je check dans un élan de survie. Il mise 70$ et éclate de rire, je peux m’empêcher de rigoler aussi et paye avec les larmes aux yeux, certain qu’il vient de me mettre une horreur.

Mes yeux parcourent le flop de droite à gauche, tandis que ma voisine n’en croit pas ses yeux. Je dois pourtant bien m’y résoudre, il vient de me sortir une quinte de nulle part.

 

C’est à ce moment que nous partons hors de contrôle. Le dealer swap la carte du nouveau venu en face de nous et le salue d’un « hello Derrick ».

Je m’écris « V’la l’inspecteur qui s'y met», et on part dans un énorme fou rire. Le mec est certain qu’on vient de se foutre ouvertement de sa gueule dans un langage qu’il ne comprend pas.

Marc lui sort une ventrale pour un pot à 120$, puis un brelan turn pour un pot à 340$.

Je le mets à terre quand je call son 3 barrel avec 5ème paire no kicker, et Marc l’achèveavec une dernière horreur sans nom.

IMG 0108

Chattaments !

 

Le mec déclare qu’il ne veut plus jouer à cette table et ca tombe bien, nous aussi on se barre. On rejoint la caisse en hurlant de rire, devant les regards incrédules des joueurs alentours.

IMG 0130

 Le sentiment général à la table ! Marc dans le rôle de l'acteur principal.


Finalement ça à du bon de jouer comme des débiles, surtout quand on jubile devant les regards abattus des autres joueurs !!

 

Par Zuraw - Publié dans : Poker Live
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /Juil /2010 07:46

Pas grand-chose à raconter pour ce day 4. On se lève tôt et on part faire un peu de shopping ; Forum Shops, Grand Canal Shoppes au programme.

Les prix sont tout de même assez élevés, tout du moins plus que je l’avais pensé. On repassera en fin de trip pour acheter quelques souvenirs, si on ne s’est pas fait rincé au poker avant.

 

Direction la table de cash game vers 16 heures, pour une session en 1$/2$ histoire de se mettre en jambes. Je me cave à 300 et Marc à 200. Je ne le savais pas encore, mais cette session allait tourner au calvaire. Une succession de 82o, J4o, 73 et autres Q5o défilent devant mes yeux ; seule consolation, Marco double rapidement et monte un tapis correct.

Je me fais crush à la table, les seules mains jouables m’apportant que des ennuis.

Mais alors que tout semblait perdu, une jolie fille vient s’asseoir au siège 4, entre Marc et moi.

C’est marrant, mais son apparition me redonne un peu de courage (je sais c’est idiot dit comme ça, mais c’est ce que j’ai ressenti sur le moment) ; il est clair que le vent va tourner.

J’ai déjà rebuy à 200 et il me reste plus que 140$ (soit -360$). Heureusement, j’arrive à tripler contre la jolie demoiselle et Marc avec une paire de Dames. De toute façon, Marc et moi partageons 50% de nos actions, donc peu importe qu’il ait perdu contre moi.

 

Finalement je finirais break even après une session qui ressembla au purgatoire, d’autant plus que Marco finit stuck à – 400$. Ce day 4 ne restera pas dans les annales de Vegas. (À ce moment là vous devez vous demander « pourquoi ce titre ? », j’y viens pas de panique !)


Mais le pire de la journée, c'est Marc me fait payer 15 putains de dolalrs pour matter "Clash of the titans" sur le plasma de la chambre. Sérieux, ce film c'est une bouse intersidérale. Il est clair que le scénariste à une conaissance très limitée de la mythologie, ce qui est embétant quand le semblant de scénario se base dessus. Mais en plus les combats ne riment à rien et sont d'un ridicule remarquable.

Enfin la cerise est donnée à la présence de Mouloud dans le casting (du Grand journal de C+). Comble de la déchéance du cinéma Américain.


Donc, après une fin de soirée passée au purgatoire, Marc me conduira directement en Enfer en ce début de 5ème journée.

Il doit se rendre à la « Chase » banque et me montre la route sur son Iphone en me disant tout sourire « ce n’est pas loin on y va à pied ». Flemmard que je suis, je propose un taxi mais il refuse. Ok.

Ce qui semblait être une balade de santé, va se transformer en un chemin de croix de 3km de marche sous 60°c à l’ombre, sur Flamingo street. Nous sommes clairement les seules débiles à marcher sous ce cagnard. « Pourtant cela n’avait pas l’ai loin sur mon Iphone » me dit Marco. Je garde la pokerface.

J’ai l’impression de marcher dans le désert tandis que les tongs de Marc fondent sur le bitume coulant. Bien fait.

Eventuellement, on arrive à destination non sans avoir perdu 5kgs de sueur, Marc retire ses dollars et on retourne au casino en taxi. Pffffouuu.

 

Une halte à la piscine et je frôle l’hydrocution, ma température corporelle étant toujours aux alentours des 43°c. A 18 heures, on finit la trempette et se dirige vers la poker room, faut pas déconner non plus.

Toujours assis à la même table, nous avons l’honneur d’accueillir un charmant papi Irlandais (amateur de soccer) à notre droite. Charmant car les premières paroles qui sortiront de sa bouche sont « I came here to loose money ». Il avait raison le bougre. Non seulement il leve ses cartes tellement haut que la moitié de la poker room peut les voir, mais en plus il tremble comme une feuille et joue en mode calling station. Il va sans dire que c’est une machine à tells, et je suis content quand je vois qu’il sort 180$ d’un portefeuille garni, gage de rebuy.

Je lui craque sa première cave (200$) sur un board 2 3 6 x x. Il montre faiblement KK et je slowroll mon 54s. Un Léger sourire s’esquisse sur mes lèvres, et je lui sors avec mon plus bel accent français « Nice hand(ball) ».

 

Là il passe en mode berserk, joue toutes les mains et livre ses 2ème et 3ème caves à Marc. Enfin il avait clairement aucune idée de ce qu’il faisait, ce genre de mec devrait être interdit de casino. C’est une aubaine pour tous les requins de Vegas et ca m’étonnerait pas qu’il finisse par perdre son portefeuille, ci ce n’est pas déjà fait. (J'ai même un peu de remords de lui avoir pris son argent maintenant que j'écris).

Eventuellement il se lève de la table et enfile sa veste, hagard. Je lui propose une Guiness en guise de réconciliation (je voulais surtout qu’il reste à la table) ; malheureusement il refuse et part, comme nous et le reste de la table. LOL.

 

Maintenant un peu de repos dans la chambre, un bon resto Italien, et direction la poker room vers 2h du mat, pour avoir un time-edge sur les mecs bourrés qui sortent de boite. Pas de pics de la jolie demoiselle ou du papi Irlandais, sinon ca donnerait envie à certains de venir gamble à Vegas. On y tient à notre coin de paradis, nous !!!

 

(C'est bon le remords est passé. J'ai eu peur putain, pendant un moment j'ai cru que j'étais sympa, ouf !!)

Par Zuraw - Publié dans : Poker Live
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 18:14

 

C’est donc plein de confiance que nous nous levons pour assister au day 2 du tournoi de Marc. Je décide de faire le deep strack du matin, enfin j’aurais le temps de rail Marco quand même puisque je bust assez rapidement. Pas grand-chose à dire sur mon tournoi, que des mauvais spots et je fini par perdre mon tapis, réduit à une peau de chagrin, sur un coin flip après 4 heures de jeu.

Comble du bad beat, c’est que j’ai filé mon billet de 1$ porte bonheur (que j’ai depuis 21ans, c'est-à-dire ma naissance), en tips à une serveuse pour un jus de pomme. Bon la serveuse était sexy mais ça m’a tout de même mis en life tilt.


Je me place derrière le rail et assiste au début de tournoi, Marc est « On fire » et il passe de 8BB à 35BB en 12 minutes de jeu. Easy game.

Les joueurs tombent comme des mouches, 25 éliminations en un niveau de 40 minutes et nous passons de 54 joueurs à 29.

Je commence à y croire, il y a plus de 50 000$ à la win et Marc semble jouer son A-game.

Malheureusement, il est card dead et malgré quelques vols de blinds, il perd un coin flip AQ>88 et est crippled avec 140 000 chips sur des blinds 8 000/  16 000.

 

IMG 0086

 Marc assis à gauche de Mr Propre et en  face de howard (Lederer). 24 joueurs left.

 

Ca sent le roussi, d’autant plus que le redraw des tables ne l’aide pas, avecdes gros chip leaders à sa gauche.

Néanmoins, il se bat bien, et finira par abdiquer sur un coin flip (encore !!), 89s<66.

   

On va discuter autour d’un verre et Marco me confie sa frustration ; faire un deep run (21e sur 791 joueurs), et finir si près du but est rageant. Il à l’impression que sa performance est difficile à refaire, et qu’il n’est pas récompensé pour celle-ci (1 500$).

C’est vrai que finir si près du but et en même temps si loin provoque un sentiment de travail inaccompli.

Il n’a pas a rougir de sa performance et c’est un très bon début pour ces deux semaines qui s’annoncent épiques.

Enfin il est clair que s’il développe ce niveau de jeu durant le voyage, le vent tournera un moment ou un autre. Il lui a juste manqué le brin de chance nécessaire pour atteindre la table finale.

   

Enfin on se balade un peu devant les boutiques du forum shops, et arrivé à la chambre je suis pris d’une migraine à décorner un bœuf. Les plans de la soirée sont contrariés ; tandis que je pars me coucher à 22 heures (indigne de Las Vegas), Marc discute sur skype, attendant de voir si ca ira mieux pour moi.

IMG 1248Babe inquiète, croisée dans l'ascenseur du Palazzo, qui cherche désespérément à joindre son client :P

 

Réveil à 1h du mat et malheureusement j’ai encore très mal, Marco décide donc de se diriger vers la salle de cash game pour du 1$/2$.

   

Je m’endors et apprends ce matin qu’il a fait une session à + 550$ avec un call Q high pour un pot à 350$ ! Oh God !

Espérons que je pourrais lui rendre la monnaie de sa pièce dans les jours à venir.

Par Zuraw - Publié dans : Poker Live
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Dimanche 4 juillet 2010 7 04 /07 /Juil /2010 14:04

 

Il est 19 heures à Sin City, et pourtant la fatigue m’a déjà envahi depuis trop longtemps. Il faut dire que cela fait 7 heures que nous sommes assis à la table.

Les sons des machines à sous ne sont plus qu’un lointain écho, les serveuses à l’allure fantomatique passent dans mon champ de vision sans que je les remarque.

Je suis en pleine concentration,  assis avec 40 000 jetons quand vient mon tour de parler. Je relance à 1600 avec Ad Kd Under the Gun sur les blinds 300/600. Le chip leader de la table  (joueur très tricky) suit tout comme le short stack au cut off (appelons le Elton John pour sa ressemblance avec chanteur) Le dealer retourne les cartes au son du jackpot des machines à sous : Kh 10d 2d


 

Alors que je réfléchis à la meilleure façon d’optimiser cette main, le short bouge légèrement sur son siège. Il l’a fait de manière imperceptible mais assez pour que je le remarque.

Je mise donc 3975, c’est callé par Mr Tricky.

La parole arrive à Elton, qui compte, recompte et rerecompte son tapis.

Intérieurement je prie.

« Envoie ton tapis Elton, tonton Arthur est là pour ça !! »

Au bout de quelques minutes, il se décide et avance ses jetons « 17 200 and all in seat 6 » annonce le dealer avec sa voix de Baryton.

Je paye rapidement et m’apprête à retourner mes cartes, quand l’inattendu survient : Mr Tricky envoie tous ses jetons au milieu de la table, d’un geste limpide.

Merde, c’était pas du tout au programme ça !

Mes oreilles bourdonnent, le sang me monte à la tête alors que le chip leader esquisse un léger sourire. Je suis totalement perdu.

Une goutte de sueur me coule dans la nuque tandis que  les regards de la table se braquent sur moi.


(...)

 

 

La journée commence par un petit déjeuner au lit devant le match Argentine-Angleterre.

Non pas que je sois un fana de la Coupe du Monde (surtout qu’il est 7h du mat’ à l’heure ou commence le match), mais j’ai parié un maxi combiné au sportsbook, et il me faut une victoire des Sud-Américains pour que j’encaisse un cool 2k€. (Avec une mise de 150€)

 

Autant dire que l’espoir fut de courte durée. Pauvre argentins, le regard perdu de Maradona sur le banc de touche, quand son équipe perdait 0-4, m’a fait de la peine.

Malgré toutes ses frasques, (il faut dire qu’à défaut de briller sur un terrain aujourd’hui, il sait se faire remarquer en dehors), il restera un joueur d’exception.

On l’aime ou on le déteste, mais Diego ne laisse personne indifférent. La marque des grands sportifs.

Cela m’a donc fait de la peine de le voir, hagard, sur son banc, entrain de donner des ordres inutiles à 10 minutes de la fin du match.

S’il à choisi le poste de sélectionneur de son pays, c’est plus pour faire la une des journaux, comme au bon vieux temps. Une sorte de longue mélancolie, pour rattraper un temps à jamais révolu.

Enfin je retiendrais tout de même une bonne leçon de cette rencontre : à défaut d’être créatifs, les Allemands sont d’une fiabilité hors norme, et ils ont su tirer parti de la maladresses des Argentins.

                                                                                                      

J’éteins la télé un peu dépité, et nous partons nous détendre jusqu’à midi.

Ensuite, direction la poker room pour un Event du Venetian Deep Stack Extravaganza.

350$ pour 12 000 chips et des niveaux de 40 minutes vraiment smooths. 791 joueurs au départ pour ce marathon de 3 jours.

 

Cette fois-ci, Marc n’est pas à ma table, mais il est assez près pour que l’on reste en contact pendant le tournoi. C’est important de prendre des nouvelles de lui ; et cela me remonte le moral quand il m’annonce qu’il  est assis devant un tapis confortable, après 3 heures de jeu.

 

Ma table est tight agressive, il n’y a pas de mauvais joueur, excepté un américain en face de moi qui a un don pour toucher ses ventrales. Il en est déjà à sa deuxième victime après seulement 5 niveaux.

Concernant les cartes, cela se passe bien, je grinde la table sans pour autant récolter de gros pots. Je la joue « small ball », comme dirait Daniel Negreanu.

Une clameur s’élève du casino, les espagnols viennent de maruqer à la fin du match. J’en connais certains qui avaient du miser gros sur une victoire des ibériques. Car cette clameur résonne comme un ouf de soulagement ! Sûr et patient, mon tapis prend de la valeur petit à petit. Seuls deux joueurs ont été éliminés à notre table, mais nous sommes encore 430 sur les 791 joueurs du départ. Les éliminations se sont passées rapidement après tout.

Assis dans l’ombre j’attends patiemment mon heure.

C’est à ce moment que le dealer à la bonne idée de me distribuer As Roi. Il me fait alors signe de jouer, car je suis premier à parler sur la table.


 

Mince, comment ce coup a pu m’échapper à ce point. J’essaye de reprendre mes esprits et déroule le film de l’action dans ma tête. Je pense que Mr tricky doit avoir une paire de 2. C’est la seule solution possible qui s’offre à moi. Et Elton doit etre sur un tirage. Le problème pour moi est que s’il est sur le tirage couleur, il m’enlève 2 outs et je n’ai plus du tout la côte pour payer. Après tout, si je me couche, il me reste encore 30 blinds, mais si je paye et gagne, alors là…..

Je me demande si c’est le moment, il est clair que ce coup va changer la face du tournoi pour moi, mais il peut aussi me précipiter aux oubliettes.

Je suis tiraillé entre le fait de payer, car je suis déjà impliqué à hauteur de la moitié de mon tapis. Pourtant, plus le temps passe et plus le fold s’impose comme le choix de la raison. 

Mr Tricky l’a joué finaude, et je suis certain qu’il a un brelan dans sa main.

Les gardes glissent doucement dans ma main, je les regarde une dernière fois, comme pour leur dire adieu, et je les jette sur la pile de jeton entassée au milieu de la table.

« I fold gentlemans », sera la seule phrase que j’arriverai à prononcer, avec un trémolo dans la voix.

 

Stupeur à la table, les joueurs se demandent comment j’ai pu folder cette main. Mr Tricky me regarde éberlué, tandis qu’il retourne lentement sa main : KsKc

 

Elton montre une tout aussi improbable paire de 10, pour un brelan floppé. Tandis que le bourdonnement s’atténue dans mes oreilles, et que les masques tombent dans cette main digne de Casino Royale, un sentiment de soulagement et de crainte m’envahit.

Je n’ai pas envie de voir un carreau tomber, alors là pas du tout !!

 

Finalement, des anecdotiques 7 et 2 pointent le bout de leur nez, et je peux enfin me détendre sur ma chaise.

Tandis que le chip leader empile ses jetons, il me demande encore comment j’ai pu folder. Moi-même j’ai du mal à la savoir, alors difficile de lui expliquer. Ce n’était pas mon heure voilà tout.

La fin de tournoi sera des plus banales pour moi. Je serai complètement card dead et abdiquerait sur un coin flip aux alentours de la 190ème place.

 

Mais la bonne nouvelle c’est qu’après 15 heures de jeu, Marc et toujours en lice. Ils ne sont plus que 54 joueurs et il a un tapis de 60 000, soit 1/3 de l’average. Les blinds sont de 4000/8000 mais tout peut se passer ; je tenterai de faire un coverage live s’il arrive à doubler rapidement !

Il est déjà assuré de toucher 1000$ pour sa belle performance (Sachant qu’on a swap 40% de nos gains sur chaque tournoi :P) Du coup c’est comme si j’étais toujours en course.

Cela me réconforte le moral avant d’attaquer la journée de demain.

Le programme est inconnu, j’irai surement rail Marco pendant une session de cash game !

50 000$ à la gagne ca en fait des kilos de bananes !

Bon allez je file me coucher car il est 5h15 du matin à Végas. Demain sera un autre jour !!

Par Zuraw - Publié dans : Poker Live
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Socialization

logo-facebook.jpgrss.jpgcroissance-twitter.jpg

Je Joue Sur

everest-poker.jpg   Betclic-poker.fr.jpg

Les Dessous du Poker

Le Blog de la BPS

Profil

  • _MoOnshine_
  • Homme
  • Lyon Chamonix
  • Betclic Everest Poker Blindmaster Poker School
  • J'ai découvert le poker il y a trois ans. Une ascension jusqu'à la NL400 plus tard,je me rends compte qu'il me manque un ingrédient clé : la gestion.
  • Les Chroniques du Grinder de l'Est

La Carte des Bloggeurs Poker


Afficher Carte des blogueurs sur une carte plus grande

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

Texte Libre

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés