Articles Strategiques

Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 19:45
MG 5454 Neil StoddartBeaucoup d’articles ont été écrit sur le moment où il faut mettre un terme à sa session. Après avoir perdu 5 Caves, où après en avoir gagné dix ? Une fois que la fatigue se fait ressentir ou quand le pigeon est parti ?

Pour moi, tout cela n’est pas pertinent. Peu importe que le fish ne soit plus au menu. De même pour la fatigue, ce n’est qu’une conséquence de notre mauvaise gestion du temps, ou de notre incapacité à rester concentré.


N’oubliez pas que le poker est un jeu, pas la peine de se mettre dans tout les états après avoir pris un « bad beat ». Il faut trouver le juste équilibre entre concentration et émotions. L’essentiel est donc de quitter la session au moment où notre peur de perdre devient plus importante que le plaisir de gagner. Sans plaisir, le jeu devient rébarbatif et à la moindre erreur, on se sentira coupable de ne pas avoir stoppé avant. Combien de fois s’est-on maudit de ne pas avoir arrêté la session à temps, car on a fini par tout dilapider !

A chaque fois que ce sentiment de culpabilité monte en vous, c’est que 2 erreurs fondamentales ont été commises :

1°)Ne jamais considérer comme argent acquis le montant des mises que l’on est entrain de jouer. C’est purement de l’argent destiné à être investi. Et si tous les investissements étaient prolifiques, ca se saurait. Donc ce n’est pas parce que vous possédez 500$ à l’instant T, qu’ils seront acquis à l’instant T+ 1

2°)Vous avez pris confiance en vous et votre jeu c’est relâché. Un skieur en pleine couse ne pense pas au chrono canon qu’il est en train de réaliser. Il se concentre sur ses appuis et tente de rallier l’arrivée le plus vite possible. Au poker c’est pareil ; il ne faut pas penser à l’argent que l’ont est entrain de gagner/perdre. Sinon cela influencera vos décisions, et vous prendrez souvent la mauvaise.

Vous l’aurez compris, des impératifs de gains ou de temps ne sont pas propices au bon déroulement d’une session. Il faut jouer sans contraintes, simplement quitter quand on a peur de tout perdre, et que l’envie de gagner s’estompe. Une session ne peut pas être soumise uniquement à contraintes mathématiques types temps/profitabilité. Tout simplement car elles ne prennent pas en compte toutes les caractéristiques du joueur (humeur, état d’esprit). Alors plutôt que de vous transformer en robot, suivez vos envies. Quand votre cerveau vous dit d’arreter, obéissez. Bien sur, toutes ces conditions ne sont pas faciles à réunir, et demandent de l’organisation et du self-control ; mais essayez de les appliquer petit à petit. Vous serez surpris du résultat !

(article publié dans l'onglet théorie de la blindmaster pokerschool)
Par Zuraw - Publié dans : Articles Strategiques
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 20:03

Termes techniques, abréviations, mouvements spéciaux. Le poker regorge de tous cela, voici un article pour vous familiariser avec le « langage du poker ». Le lexique deviendra plus complet à terme.
En effet, quand j’écrirais un nouveau terme technique dans un article, je mettrais sa définition directement dans le lexique, accompagné d’un lien pour le trouver plus facilement.
Aucun athlète ne peut se vanter d’être bon dans sa discipline sans en maitriser le langage. A vos calepins !



All-in : miser l’ensemble de ses jetons dans le même coup.

Ante (prononcer anté): Mise que l’on voit apparaitre dans les niveaux avancés des tournois. Il s’agit d’une mise obligaoire pour tous les joueurs participant au coup (En général 1/ 4 de la SB). Cela fait grossir la taille des pots et forcer les joueurs à jouer plus de coups

Backdoor : Un tirage se dit « backdoor » quand il se complète sur le turn et la river.

Blind (Big et Small) : mises obligatoires qui sont posées par chaque joueur, chacun leur tour, avant chaque coup. Les blinds tournent dans le sens des aiguilles d’une montre, tout comme le dealer. Cela détermine les positions de chaque joueur dans le coup (cf Positions)

Coinflip : il s’agit d’un coup a tapis préflop ou les 2 opposants ont chacun 50% de chances environ de s’imposer (Ex : QQ vs AKs).
Cutoff : Nom donné à la position située sur la droite du bouton, elle permet de voler les blinds facilement

Double belly buster : Double tirage quinte ventral (Cf Gutshot). Comment est-ce possible : vous avez J9o et le flop est 10K7 (un 8 ou Q vous offrent la quinte).

Early Position : être un des premiers à parler en début de coup.

Fish : le pigeon de la table, celui qui finira par perdre ses jetons tôt au tard.

Flop : Les trois premières cartes dévoilées suite au premier tour de misent composent le flop.

Folder : Jeter sa main Gutshot : Désigne un tirage quinte par le ventre (Ex : vous avez 67, le flop est 34J ; Si le 5 tombait, il complèterai votre tirage ventral)

Hijack : Position située à la droite du Cutoff. Late Position : Etre un des derniers à parler lors d’un coup préflop. (Sur la droite du bouton)

Long Ball : Stratégie de joueur agressif privilégiant de jouer des gros pots en mettant une pression maximum sur les adversaires (surtout en cas de confrontation entre gros tapis). Il n’est pas rare de voir ces joueurs monter très rapidement une pile de jetons impressionnante, puis exploser dans l’heure qui suit (Ludovic « SirCuts » Lacay peut en témoigner). A utiliser avec modération

Middle Position : cf Late position et Early position

MTT : Multi Tables Tournament : Un tournoi de poker regroupant un nombre élevé de joueurs (cela peut aller de 100 à 8 000 joueurs)

New York Back Raise : Cet article vaut mieux qu'une description sommaire. Il est écrit par Germain Gillard de l'exellent site français MadeinPoker.

Nit : se dit de quelqu’un de très tight (Cf tight)

OOP : Out Of Position, désigne le joueur qui doit parler en premier lors d’un coup (NB : La position est déterminée par les blindes, et le dernier à parler à toujours la position)

Orbite : Lorsque les blinds effectuent un tour complet.

Overbet : Mise supérieure à la taille du pot Postflop : Toute action se déroulant après apparition du flop.

Pot : Ensemble formé par les mises de chaque jour dans un coup. Elle sont regroupées au milieu de la table et forment ainsi le pot. Celui-ci n’appartiendra à personne, en attendant l’issue du coup qui déterminera son propriétaire

Prizepool : Lors d’un tournoi, il s’agit de la somme des gains disponibles

Preflop : toute action se passant avant le dévoilement du flop

Resteal : Sur relancer de manière conséquente une personne que l’on suppose voler les blinds. Mouvement dangeureux, mais très pratique contre les joueurs agressifs en fin de tournoi, surtout si l’on dispose d’un image serrée.

Shove : un autre terme pour désigner le fait de miser l’ensemble de son tapis

Small Ball : Une stratégie de tournoischère au cœur de Daniel Negreanu ; elle consiste à s’impliquer dans beaucoup de petits coups, en maitrisant la taille du pot, pour ne pas risquer son tapis sur un gros coup. Elle permet de « grignoter » progressivement ses adversaires, en accumulant petit à petit des jetons tout en minimisant les risques.

Squezze play : Sur relance de 2 ou plusieurs joueurs effectuée en fin de parole, souvant en position de blinds. Un article très détaillé sur ce mouvement technique à lire d’urgence (écrit par l'inimitable Xewod :)

Suckout : Un bad beat cruel subi sur la river !

Suited : Se dit d’une main dont les deux cartes sont assorties (67 de cœur sont des "suited connectors")

River : La dernière carte à apparaitre après le 3ème tour de mise s’appelle le river

Tight: Un joueur très serré, qui ne joue que les mains à fort potentiel.

Turn : La 4eme carte dévoilée suite au 2ème tour de mise se nomme le turn

UTG : littéralement Under The Gun. Cela veut dire être placé a gauche de la big blind, donc le premier à parler. connectors » par exemple)

Value Bet : Mise faible au river alors que l’on est sur d’avoir la meilleure main et que l’adversaire ne peut pas passer car il a les cotes pour payer.

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Bien sur ce Lexique est appellé à évoluer au fil des articles. Il ne contient pour l'instant que les termes que j'ai en tête. Je l'ai fait suivant ma conception du poker, donc si certains termes manquent, n'hésitez pas à me le signaler !
Par Zuraw - Publié dans : Articles Strategiques
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /2009 19:46

 

Ok, je sais que beaucoup d’entre vous ont commencé le poker en jouant des freerolls. Moi, je n’ai eu ni la patience, ne le courage de me battre pour 20 malheureux dollars pendant 4 heures. L’option MasterCard me paraissait plus simple à mes débuts.

Depuis, pas mal de choses ont changé pour moi, et sans l’apparition de la Xewoll’s league, je n’aurais jamais découvert cet univers bien spécial.

Après un mois intensif de freerolls, je peux vous donner quelques tuyaux pour vous en sortir mieux que les autres.

 



1ere partie de tournoi : Monter des jetons.

Une chose est claire, il faut commencer par regarder la structure des paiements. Car c’est pour cela que l’on joue non, gagner des $$. En général, la structure est assez raide. Environ 7% des joueurs sont payés, et le 1er gagne au moins 15% du prizepool. Il faut donc clairement viser la 1ere place.Cela signifie prendre des risques, et vite, car l’augmentation de blinds est souvent agressive.Il ne faut pas hésiter à jouer les coins flips, et à mettre ses jetons en danger pour un tirage. Ca passe ou ca casse.

Pour cela, la clé est de bien analyser le profil des joueurs. Il y a ceux qui prendront le tournoi de manière sérieuse, et les autres qui seront la pour mettre all in préflop sur les blinds 10/20.

Ces derniers représentent une source de revenus importante, ils mettent souvent all in avec un As faible, ou bien KJ-. Je recommande de les payer debout sur la table avec A10+ et 66+. Ca sera souvent un 70%-30% en notre faveur. Et si c’est perdu, on ne s’est pas battu pendant 2 heures pour rien, au moins. Il y aura toujours un autre freeroll.


Mais rien ne vous empêche de tourner cette stratégie à votre avantage. Partir all in préflop avec une premium (AK ou JJ+) et vous serez callé à coup sur par tout détenteur de paire ou au moins A9.

Vous l’aurez compris, cela ne sert à rien de relancer avec AK ou même QQ. Partez directement à tapis. Non seulement vos adversaires vous prendront pour un « Fish » qui met tapis n’importe comment, donc ils vous paieront avec des mains marginales. Et puis cela vous évite de vous faire craquer vos As sur un flop 10 7 2 ; car en ayant juste relancé, il est fort probable que vos adversaires vous suivent avec 10 7 ou même 10 2.

 

Au moment de la bulle : Agresser.

En suivant ma stratégie, vous arrivez à la bulle avec un tapis assez confortable normalement. Il faut en profiter pour relancer au moins 4 mains par orbite. Surtout quand vous êtes en late position, c'est-à-dire près de bouton, sur sa droite.  Les adversaires ayant bataillé dur pour arriver aux places payés, ils réfléchiront à deux fois avant de vous payer avec A10. Il est marrant de voir a quel point ils se battent pour 50 centimes. Profitez-en.

Bien sur, cette stratégie d’agression est applicable suivant le profil de la table, la profondeur de votre tapis (et celui des adversaires). N’hésitez pas à martyriser les petits tapis. Agresser les gros est dangereux et dépend plus du feeling, et de votre image à la table. Ne cherchez pas l’accident, le vol de blinds suffira. Le pot (blinds + antés) représentant souvent 10 à 15% du tapis moyen. Voler 4 coups par orbite semble très correct. Après tout est une question de timing pour éviter l'accident. Foldez préflop si un adversaire vous relance à tapis ; à moins d'avoir une main correcte bien sur !


En fin de tournoi : agir prudemment. 

Il est temps de changer de vitesse. Ralentissez votre cadence. Les joueurs restants ayant un niveau correct, il est temps de jouer au poker. Le jeu préflop laisse place au jeu postflop. On va maintenant pouvoir s’impliquer dans les coups, et la jouer small-ball. C’est la partie que j’apprécie le plus, car elle laisse part au vrai poker. Chaque erreur est fatale, il faut donc se concentrer et avoir la réussite nécessaire pour aller chercher la victoire. Il serait dommage d’échouer si près du but !

 

Conseils Généraux :

  NE JAMAIS BLUFFER EN FREEROLL. Ca peut paraitre bête comme ca, mais l’utilisation du bluff est à proscrire totalement. Pourquoi, et bien tout simplement car vos adversaires vous paieront avec n’importe quelle paire ou tirage éventuel. Alors pour éviter des vous embarquer dans des coups foireux, mieux vaut laisser tomber l’artillerie lourde.

 

Etre agréable aux tables : on est la pour partager une passion, et se retrouver dans une bonne ambiance. Vu qu’il n’y a pas de gros $$ en jeu, rien ne sert de pester contre les bad beats. Prenez les calmement, et avec philosophie : plus vous êtes sujet aux bad beats, et plus votre jeu est meilleur, vous étiez favori pour gager le coup…


Bonne chance à tous les participants de la Xewoll’s League qui liront cet article, je leur souhaite d’avoir beaucoup de succès aux tables. Si vous me croisez aux tables n’hésitez pas à engager la conversation. Mais ne me piquez pas ma place au classement annuel hein !


En espérant que cela aide débutants comme joueurs confirmés. See U ;)

PS: Je planche sur l'introduction d'un lexique dans ce blog, donc si vous ne comprenez pas tous les termes techniques de cet article, ils seront bientot détaillés dans celui-ci ! Un peu de patience.

Par Zuraw - Publié dans : Articles Strategiques
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /2009 19:13

Certains disent que le poker se résume à un subtil mélange de chance (30%) et a une bonne dose de maitrise (70%). Même si ces chiffres varient suivant l’interprétation de chacun, le constat est là ;  la chance fait partie intégrante du poker.


De ce fait, chaque joueur doit l’accepter, sachant que le long terme fera son travail de sape.

Pourtant, il est difficile de penser à ce concept flou que représente le « long terme » lorsqu’on vient de se prendre une horreur en direct. Impossible de se projeter dans le futur alors qu’on vient de se ramasser une river cauchemardesque,  bien présente elle.

 

Car oui, 99% des bad beats ont lieu sur la river, ce qui les rend encore plus cruels. Alors au lieu de militer au sein de la faction anarchiste des GPPSR (Groupe Partisan d’un Poker Sans River), analysons ce que je nomme le facteur X : la chatte quoi !!


Dans ce moment de détresse communément appellé bad beat, on passe souvent par le dégout, la colère, l’incompréhension voir l’injustice ; mais rarement l’acceptation. Eh oui, notre ego n’a personne à blâmer ; qui est tenu pour responsable lorsque vous partez tapis préflop avec les Rockets contre KK et qu’un cruel Roi s’abat au river. Qui ?

Ce manque de bouc émissaire peut amener un joueur à croire qu’il est damné, ou que sa bonne étoile  pointe aux abonnés absents.


Car normalement, (ou plutôt scientifiquement, devrais-je dire) la chance doit s’équilibrer au fil des mains jouées ; le problème vient du fait que chatter un pot de 240 BB sur un 2 outer

n’a pas les mêmes conséquences que toucher sa ventrale sur un pot checké tout du long.

Et du montant des pots, Dame chance, elle s’en fiche bien.

 

Donc oui, tout le monde n’est pas égal face à la chance. Non seulement car personne ne peut définir avec certitude ce que le « long terme » signifie. Faut t-il jouer cent mille ou cent millions de mains pour que ce facteur X soit le plus infime possible ? 

Pour l’instant, personne ne le sait avec certitude ; alors oui messieurs, il est possible de run bad sur 10, 20 ans ou même toute une vie de poker live. (cf Mike Matusow)

 

De plus, chaque tournoi à un enjeu différent. Si Jamie Gold avait eu son rush lors du TOPT (Trifouillis-les-Oies Poker Tour), il aurait fait beaucoup moins de bruit qu’en a généré sa victoire lors des WSOP.

C’est donc un fait, il y a des chanceux au poker, ceux qui ont le rush de leur vie dans le plus gros tournoi du monde ; et pour compenser la balance, il y a les poissards, dont le seul fait d’arme est d’avoir trouvé un bon de réduction Franprix à la sortie du métro.

 

Mais pourquoi ? Me direz-vous ; la vie est-elle aussi cruelle ? Cette chance est elle innée, ou bien les poissards ont ils raté un épisode ?

En tant qu’éternel optimiste, j’aime à croire que l’on peut tous se «créer » notre propre chance, telle une bulle protectrice, une aura salvatrice qui frappe au bon moment.

 

Cela passe à travers l’accumulation de deux points fondamentaux :


  • la connaissance : Un environnement favorable est nécessaire pour que la chance se développe ; the power of positive thinking. Il est nécessaire d’avoir la capacité de se le créer. Arrêtez de penser que vous êtes un poissard invétéré. Car plus vous vous enfoncez, plus les situations propices aux bad beats pointeront leur but du nez. Croyez en votre bonne étoile et en votre maîtrise du jeu.
  • l’expérience : Ce truc de « chance du débutant » est une connerie. Juste que les novices ont tendance à se mettre dans de (nombreuses) situations rocambolesques, dont seule la chance peut les sortir. Du coup, on a tendance à croire qu’ils attirent la chance. Que nenni, les joueurs expérimentés seront moins soumis à la chance ; et du coup, pourront allégrement la "dépenser" (telle la jauge de boost dans Need For Speed) lors des quelques coups où ils en ont besoin.

Et si malgré tout, vous vous prenez un bad beat de l’espace, digne des plus grands miracles possibles, n’oubliez pas une chose : si le hasard ne faisait pas partie du poker, alors ce jeu n’aurait aucun intérêt.

Il faut accepter de remettre son destin dans les mains de dame chance. Alors oui c’est dur, car quand on perd un coup favori à 99,5%, on m’a qu’une envie : s’éclater la tête contre les murs (c'est mon cas).

 

N’oubliez pas non plus que le poker doit rester un jeu, et qu’il y a toujours plus malchanceux que nous. Alors, tel le gagnant du Loto qui se tue trois jours plus tard au volant de sa nouvelle Ferrari, gardez dans un coin de votre esprit que la balance finira forcément par s’équilibrer un jour ou l’autre……

 

PS : le titre de mon article trouve son origine dans cette vidéo magique. Pour la petite histoire, Danny finira par gagner ce WPT, en payant le all in de son adversaire avec 23o. Standard. Un must à regarder encore et encore, surtout en période de bad run.

 

On a tous un Danny Boy qui sommeille en nous. (Même Marc.F, si si !)

 

Par Zuraw - Publié dans : Articles Strategiques
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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /2009 18:19

Le premer contact avec le poker online fut un choc pour moi. La possibilité de gagner de l’argent en s’amusant et qui plus est, à domicile, ne m’avait jamais effleuré l’esprit.

Un tout autre monde s’ouvrait à moi, mais surement pas aussi facile que je ne l’avais imaginé.


Voici un petit résumé de mon parcours, cela permettra de mieux cerner mon personnage. Et si vous pouvez tirer quelque conseil de cette histoire, alors mon contrat est rempli !

 

 

 

 

Comme tout bon soldat, j’ai passé des heures à regarder les WPT, écoutant les conseils de ce cher Patrick comme s’il en allait de ma vie. Les sommes mises en jeu me faisaient baver, et comme nombre de gambleurs,  je voulais faire partie de la danse.


Malheureusement pour moi, la transition de la NL10 vers l’EPT Monaco ne se fait pas du jour au lendemain. L’apprentissage se fait dans la douleur, la solitude et surtout étape par étape.

 

Le poker ne déroge pas à la règle : comme tout art, la maitrise s’acquiert avec l’expérience.

Si j’avais un conseil à donner à un débutant, je lui expliquerai ceci : progresse étape par étape, la gestion de bankroll est la clé de voute de ton édifice ; ne t’engages jamais dans un spot ou tu joueras au dessus de tes moyens et sois PATIENT.


Chaque brokage intervient parce que l’on a voulu se « refaire » à une limite supérieure, et qui plus est légèrement en tilt. Un shot full roll n’est pas la base d’un poker solide car vous rattraperez peut être vos pertes 1 fois sur 3, mais pour le reste ce sera MasterCard !


Croyez-en quelqu’un qui à vécu cette expérience plusieurs fois ; on se sent minable une fois qu’on a tout perdu. Car cela vous met en face de la réalité : mathématiquement, vous êtes un fish !

Et même si c’est de ses erreurs que l’on apprend, les éviter ne serai que positif.

 

Rien n’est plus important que l’amour du jeu. Il faut savoir mettre de coté le montant des sommes engagées, et ne considérer une somme acquise que lorsqu’elle est au chaud sur votre compte bancaire. Votre bankroll est un capital d’investissement, qui peut croitre en fonction de vos performances, et diminuer suivant vos déconvenues. Il faut accepter cela, tout comme accepter le hasard ; il y a des choses que l’on ne maitrise pas au poker, qui sont remises entre les mains de dame fortune, mais c'est surement cela qui le rend si addictif !

 

 

Par Zuraw - Publié dans : Articles Strategiques
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