Hello boys, désolé pour le manque d’updates mais il faut dire qu’on s’amuse bien à Vegas. Difficile de trouver un
moment pour écrire le trip report. Néanmoins je prends mon courage, à 5h du matin, pour raconter ce qui est racontable.
Jeudi tout d’abord, on décide de faire la grasse mat pour prendre du repos en vue d’un week end bien chargé. On se
réveille vers 15 heures avec l’estomac dans les talons. Je look pour un restaurant pas trop loin et nous voilà installé à une table au « Sushi Samba »
Je décide de commander 2 oz de « Kobe Beef », à 30$ l’oz. Marc me certifie « tu vas te péter le bide
Arthur ! ».
J’ai tout de même un mauvais pressentiment, ne sachant pas comment convertir le système métrique américain en
grammes.
Le serveur amène le plat et c’est la déception qui prime. 2 oz = 58 gr de viande !!
Même un somalien aurait du mal à se péter le bide. Règle n°1 à partir de maintenant : ne jamais croire ce que
dit Marc.
6 micro tranches de viande pour 60$. Sûrement la plus chère de ma vie !!
Finalement, ce repas fut tout de même très convenable, avec un bon dessert et un riz à la noix de coco succulent. Et
puis je pourrais raconter à mes enfants que j’ai mangé du putain de bœuf japonais à Las Vegas, priceless quoi !!!
Ensuite, on file direction la poker room pour une session de 5 heures ; elle ne restera pas dans les
annales, puisque je ressort gagnant de 75$ et Marc de 4$ ! Nice taux horaire.
Pour fêter comme il se doit ce flux d’argent impromptu, Marco me propose de se faire un « deep
extravaganza » au Venitian. Je lui réponds, circonspect, qu’il n’y a pas de tournois programmés à 2 heures du matin. Il me regarde avec l’œil lubrique et le sourire en coin. Il ne
parlait pas de poker le coquinou.
Chacun ses gôuts après tout ! LOL à la sélection issue de la TV de la chambre
Vendredi, levé à 10 heures et direction la piscine. Après ce moment de détente bienvenu, on s’assoit à la même table
de cash game.
C’est le moment que choisi Papi Balla pour nous rejoindre. Papi Balla à de belles lunettes bien flashy avec des
paillettes tout plein dessus. Papi Balla porte le complet marcel/short/tongs du plus bel effet. Papi Balla exhibe ses poils apparents sur le dos et les épaules. Papi Balla se cave à
100$.
Il est inutile de vous dire j’ai rarement vu un tel concentré de mauvais goût. Il n’a même pas prononcé un mot que
je le déteste déjà. Papi Balla est l’ennemi numéro 1, l’homme à abattre.
Malheureusement, je n’ai pas eu le temps de jouer contre ce phénomène. Sur la premiere main distribuée, il sous joue
un brelan au flop et son adversaire touche une couleur backdoor. Papi se lève, incrédule, et beugle « holy shit motherfucker I fuck you in hell », décihre les cartes qu’il envoie voler
dans la tête du croupier. Non seulement le mec joue le coup de la manière la plus horrible qu’il soit, en laissant tout le tirage rentrer. Mais en plus il se permet ce genre de
comportement.
Inutile de préciser que Papi Balla à été conduit hors du casino sous bonne escorte, je regrette vraiment de
pas avoir pris une photo de lui, m’enfin….
Les autres points forts de la soirée sont au choix :
- Je me fait ouvrir par un sosie féminin et tout aussi gracieux que
Jabba.
- Je me fait overplay par une mamie de 90 ans qui ne sait même pas en quelle année nous sommes.
- Je me fais slowroll par un papi gâteux.
Vous l’aurez compris, ce ne fut pas la joie ce Samedi après midi.
Heureusement, je rentre dans la chambre et Marc m’annonce qu’il a gagné 500$. Cool ca en fait aussi un peu pour
moi.
Du coup on mange en se matant un film. Il me demande si j’ai vu le dernier Batman, et je réponds que non. Ni une ni
deux il lance le chef d’œuvre.
Clairement mon préféré !
15 Dollars plus tard, et un bon fou rire en prime, on
décide de joindre l’utile à l’agréable. J’attrape le sachet de bonbons qu’il y a dans le frigo. Ils ont un goût pâteux et je suis saisi d’un doute. Je regarde le prix, 24$. Ils rigolent pas
ici ; à ce prix là, il devaient moisir dans le placard depuis une bonne décennie.
Décidément on clos cette soirée mythique sur des bons délires, inconscients que nous sommes de ce qui va nous
arriver le lendemain.
Samedi donc, Marc s’endort vers 7 heures du mat’ et je me réveille vers midi. J’attends qu’il émerge et comate dans
le canapé. Il a pas supporté la bouffe d’hier soir, faut dire qu’il a mangé des trucs pas nets.
Direction la salle de cash game, après avoir avalé un sandwich en vitesse.
La série noire continue, et c’est cette fois ci Marco qui nous sort un – 700$ de derrière les fagots, le tout en
moins de 3 heures. Emballez c’est pesé !!!
Je ne rivalise pas cette fois ci, mes – 100$ font pale figure à coté de sa performance.
Néanmoins, on décide de remettre le couvert à minuit. On s’assoit à la même table cette fois-ci. Et là c’est
l’inspiration divine. Marc joue plus large que les épaules de LeBron James. Il enchaine les bet pots pour des tirages plus qu’hypothétiques. Mais le pire c’est qu’il les touche 99% du temps,
provoquant mon hilarité à chaque fois qu’il montre ses merguez gagnantes.
Le ponpon reviendra à ce coup : il décide de caller mes 15$ avec KJ sur un flop A 5 4 (j’ai A 5). Il paye 40$
sur le Q du turn. Et quand le 10 tombe sur la dernière carte, je check dans un élan de survie. Il mise 70$ et éclate de rire, je peux m’empêcher de rigoler aussi et paye avec les larmes aux yeux,
certain qu’il vient de me mettre une horreur.
Mes yeux parcourent le flop de droite à gauche, tandis que ma voisine n’en croit pas ses yeux. Je dois pourtant bien
m’y résoudre, il vient de me sortir une quinte de nulle part.
C’est à ce moment que nous partons hors de contrôle. Le dealer swap la carte du nouveau venu en face de nous et le
salue d’un « hello Derrick ».
Je m’écris « V’la l’inspecteur qui s'y met», et on part dans un énorme fou rire. Le mec est certain qu’on vient
de se foutre ouvertement de sa gueule dans un langage qu’il ne comprend pas.
Marc lui sort une ventrale pour un pot à 120$, puis un brelan turn pour un pot à 340$.
Je le mets à terre quand je call son 3 barrel avec 5ème paire no kicker, et Marc l’achèveavec une
dernière horreur sans nom.

Chattaments !
Le mec déclare qu’il ne veut plus jouer à cette table et ca tombe bien, nous aussi on se barre. On rejoint la caisse
en hurlant de rire, devant les regards incrédules des joueurs alentours.
Le sentiment général à la table ! Marc dans le rôle de l'acteur
principal.
Finalement ça à du bon de jouer comme des débiles, surtout quand on jubile devant les regards abattus des autres
joueurs !!